Aller au contenu principal
Fermer

Agression et harcèlement sexuels: François Asselineau renvoyé en procès
information fournie par AFP 19/05/2026 à 16:27

Le président de l'Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, le 19 octobre 2021 à Paris ( AFP / Julien DE ROSA )

Le président de l'Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, le 19 octobre 2021 à Paris ( AFP / Julien DE ROSA )

François Asselineau, qui avait bénéficié d'un non-lieu fin 2024, sera finalement jugé: la justice a ordonné le renvoi de l'homme politique devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement sexuel et agression sexuelle sur un collaborateur et tentative d'agression sexuelle sur un autre.

Le président de l'Union populaire républicaine (UPR), qui a lancé fin mars sa campagne pour l'élection présidentielle de 2027, avait été mis en examen en 2021 dans cette affaire.

Mais, en décembre 2024, il avait bénéficié d'un non-lieu, décision dont le parquet avait fait appel.

Par arrêt en date du 7 avril, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a donné raison au parquet: elle a infirmé l'ordonnance de non-lieu des juges d'instruction et ordonné le renvoi de M. Asselineau en correctionnelle, a expliqué la source judiciaire, confirmant une information de franceinfo.

L'ancien candidat à l'élection présidentielle de 2017, âgé de 68 ans, devra répondre de harcèlement sexuel et agression sexuelle par personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction sur un collaborateur ainsi que tentative d'agression sexuelle par personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction sur un autre collaborateur, d'après la même source. Les dates du procès ne sont pas encore fixées.

Contacté par l'AFP, l'avocat de M. Asselineau, Me Pierre Darkanian, s'est refusé à tout commentaire dans l'immédiat sur cette décision.

Il y a six ans, deux anciens salariés de l'UPR avaient déposé plainte contre l'homme politique à Paris et dans l'Allier. Un ancien cadre du petit parti souverainiste avait fait un signalement au procureur.

Selon le parquet, une enquête préliminaire avait été ouverte le 15 mai 2020 après la première plainte déposée par "un collaborateur au sein de l'UPR, qui affirmait avoir été harcelé dès son embauche en 2019 et s'être vu imposer des baisers". Un second collaborateur avait porté plainte le 25 juin 2020 "pour des faits similaires" commis "en 2018".

- "Calomnies" -

François Asselineau avait été placé en garde à vue en février 2021. Il avait alors été confronté aux deux plaignants, qui avaient maintenu leur version des faits.

Lui avait nié toute agression sexuelle, d'après Libération, mais avait "admis avoir été insistant auprès d'eux, parlant d'amour réciproque". Toujours selon le quotidien, il avait également avoué être "l'auteur de lettres qu'il avait pré-écrites pour ses victimes, dans lesquelles elles revenaient sur leurs accusations".

A l'issue de sa garde à vue, le patron de l'UPR avait été mis en examen pour harcèlement moral, harcèlement sexuel, agressions sexuelles par personne ayant autorité et intimidation d'une victime et placé sous contrôle judiciaire.

M. Asselineau avait contesté les accusations, les qualifiant de "calomnies".

Son entourage avait dénoncé une "procédure judiciaire initiée par deux anciens employés du mouvement, concomitamment à une tentative de prise de contrôle de l'UPR par une poignée d'adhérents".

Au printemps 2020, des cadres du mouvement avaient réclamé la démission de M. Asselineau, évoquant "l'existence de relations particulières et plus qu'insistantes de sa part" avec des salariés de l'UPR, "source de graves souffrances psychologiques".

Ayant échoué à le faire partir, ils avaient ensuite demandé qu'il se mette "en retrait" pendant les procédures judiciaires.

François Asselineau, aux discours teintés d'accents complotistes, avait convoqué un congrès virtuel en juillet 2020 lors duquel il avait été réélu haut la main à la tête du parti qu'il a fondé en 2007.

Il a à nouveau été reconduit en 2023 à la tête de l'UPR.

Partisan d'une sortie de la France de l'Union européenne, de l'euro et de l'Otan, il avait obtenu 0,92% des voix à la présidentielle de 2017. En 2022, il n'avait pas recueilli suffisamment de parrainages pour se présenter à l'élection suprême.

2 commentaires

  • 17:10

    Tout à fait d'accord !


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires